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Swan Artémis Rôdeur


 Nombre de messages: 734 Age: 18 Localisation: Où personne ne devra me juger pour ce que je suis... Date d'inscription: 04/02/2007
Feuille de personnage Race: Lupin Armes: Ses crocs acérés suffisent... Pouvoirs: Peut communiquer avec certains animaux...
 | Sujet: Pathétique... Lun 21 Jan - 18:10 | |
| Lorsque le combat s’était brusquement terminé, Näte et Swan avait continué de marcher, sans relâche. Puis avec beaucoup de tristesse des deux côtés, les deux jeunes gens s’étaient séparés. Aucune promesse de se revoir entre eux, juste un partage des vivres, et, à une bifurcation, la lupine était partie. Seule… Encore une fois. La voie que lui avait indiquée le jeune vampire menait à une ville, en tout cas c’était ce que le panneau montrait. En lettres d’imprimerie était écrit, plus bas : « Domaine des Voleurs, surveillez vos poches… » . C’était sa chance, le royaume des voleurs, des hors la loi… Peut être pourrait elle se sentir chez elle là bas, puisqu’elle n’était qu’une chose, l’ombre d’elle-même il y a encore quelques années. Autrefois, elle possédait encore la grâce, la fortune, la réputation que lui donnait sa famille. Rebut de sa propre société, que pouvait-elle espérer de sa vie à présent ? Plusieurs jours plus tard, ou bien était-ce des semaines, de nouveau en piteux état, Swan arriva à destination, il faisait nuit. Au loin, des lumières et des chants paillards se faisait entendre. Surement une taverne. A cette idée, elle sourit légèrement, cette mimique lui craquelant ses lèvres desséchées. La lupine allongea le pas, et pénétra dans le lieu de vice. A l’intérieur, tout était pareil de ce qu’elle avait décelé dehors… En pire. Des pirates, des voleurs, et mêmes quelques elfes buvaient tandis que des serveuses affriolantes passaient entre les tables, se faisant tripoter les fesses, les seins, ou autre chose. *Parfait*. C’était exactement ce dont elle avait besoin pour oublier ses malheurs. Elle s’approcha du bar, le patron la reluquant de haut en bas. « Qu’est-ce que vous désirez mademoiselle ? »Le ton du « désirez » ne laissez aucun doute sur les pensées du gros bonhomme. Fallait croire que même sale comme une souillon, Swan attirait encore les regards. En effet, à part les serveuses, peu de femmes s’aventuraient ici. Ou alors c’était qu’elles voulaient tout simplement prendre du plaisir sans conséquences. De plus, la lupine était une belle femme… Une très belle femme. Même si elle n’en avait pas le sentiment.« Juste une liqueur d’hydromel et range tes yeux dans ta poche sinon je te les arracherai de mes propres ongles compris ? Sinon, je prendrai aussi une chambre et j’aurai bien besoin d’un baquet d’eau chaude après mes déambulations… » Le tavernier acquiesça distinctement, une lueur de crainte dans le regard. Il lui tendit une clé rouillée et lui promit un bain dans quelques minutes. Elle n’avait qu’à boire son verre, aller faire sa toilette et revenir ensuite si elle le désirait.« C’est ce que je désire en effet… »Sur ce, Swan se mit à ignorer superbement le patron grassouillet et observa la salle. Au fond, là bas, près des musiciens soûls, un homme la regardait. * Les hommes, pff, tous les mêmes…* Il était seul, un peu à l’écart et portait une cape recouvrant presque entièrement son corps malgré la moiteur environnante. Ses yeux, d’un vert brillant, luisaient faiblement dans l’obscurité, et des mèches de cheveux ébènes retombaient sur l’arrête de son nez. C’était un lupin, elle le sentait comme si un panneau lumineux clignotait au dessus de sa tête. La jeune femme se retourna sur son tabouret et saisit son verre d’hydromel, servi. L’alcool, bon et fort, lui réchauffa l’œsophage et un agréable engourdissement commença à descendre jusque dans son bas ventre. Cul sec…« Hé tavernier, sers m’en donc un autre, pendant que je vais me laver ! »Swan monta l’escalier que lui avait montré la femme du gros lard. Sa chambre, la numéro 12, sentait le renfermé ainsi que la sueur, mais ça irait bien pour la nuit. Quand on boit, tout parait supportable. Au centre de la pièce, devant le lit, le baquet fumait. Sans forme de procès, la lupine s’arracha à ses vêtements, collants de crasse, puis elle plongea dans l’eau bouillante. Les températures extrêmes ne l’avaient jamais dérangée plus que la normale. Avec un gros savon et du sable, elle frotta jusqu’à ce que sa peau fut propre et rouge. Puis, elle sortit, et, avec un bout du rideau de la chambre, qui était rouge soit dit en passant, elle se fit une mini robe, façon déesse de mythologie grecque. En plus sexy. Les cheveux encore humides, la lupine redescendit l’escalier, sous les regards des hommes en rut. Elle se rassit à son tabouret, dans une posture plus qu’insolente, mais l’alcool lui montait déjà à la tête et elle ne s’en souciait pas. Dans son clan, on ne buvait pas, du coup, elle ne tenait vraiment pas l’hydromel.
Complètement délurée à présent, elle en était à son 5ème verre, et le patron, vu son état refusait de lui servir un seul verre de plus. Alors elle restait accoudée au bar, chancelant à moitié. C’est à ce moment là que s’approcha discrètement le lupin. Discrètement est un grand puisque de toute façon, Swan n’aurait pas été affolée par l’arrivée d’un pachyderme dans la salle. Il lui appuya fermement sur l’épaule, sans violence, juste assez pour qu’elle se retourne. Sous les effets de l’alcool, l’homme était encore plus séduisant, et bien qu’elle fut soûle, c’est avec une voix ferme qu’elle engagea la conversation, dans un langage étrange. La traduction donnait à peu près ceci :« Mon identifiant est Swan, exilée du clan…
-Je sais qui tu es. Pas besoin de me l’annoncer Swanie… Comment ne pas te reconnaître après tant d’années ? Les anciens n’avaient pas tort sur ta future beauté légendaire mais aussi… Ta solitude à ce que je vois. Une lupine déprimée, et qui boit de l’alcool… On aura tout vu, n’est-ce pas ?
-Qui êtes vous ? Je…Je ne vous connais pas… » La voix de la lupine montait imperceptiblement dans les octaves d’au-dessus. Elle n’avait aucun souvenir de cet homme qui prétendait la connaître. « Non, tu ne me reconnais pas…C’est différent. Mais si on montait dans ta chambre pour être plus… Tranquilles ? Je t’expliquerai peut être… Si tu es sage. »La curiosité tordait l’estomac de Swan. Elle hocha la tête et se leva. Malheureusement pour elle, elle s’aperçut que sa stabilité habituelle avait pris un grand coup. Elle dut s’appuyer au bras du mystérieux membre de son espèce pour monter les marches une à une. Il sentait les prés, la bonne santé et… Le clan, non loin. Cet effluve bien particulier… SON clan. Il faisait donc parti de son ancien clan. Un éclair cinglant frappa la jeune lupine de pleine face. Malgré l’hydromel, un instant de lucidité, un retour dans le passé…* Deux grands yeux verts, une chevelure fine et noire qui la fixent au-delà d’une maison. Mais pourquoi porter son attention sur l’exact opposé de son amour secret ? Pourtant, c’était son futur mari, choisi par son père. Seulement, jamais Swan ne l’avait aimé comme elle aimait Liber, bien que sa ruse, sa beauté et sa gentillesse ne soient plus à prouver. Mais lui, Salomon, la désirait de toute son âme. Il n’avait presque plus l’âge de se marier à 22 ans, et il en avait assez d’attendre sa jeune épouse de presque 10 ans sa cadette. Toujours des excuses aux lèvres pour retarder les noces. Mais elle avait ce charme innocent qui faisait que c’était elle qu’il voulait dans sa couche. Ce n’étaient pourtant pas les demandes qui manquaient car Salomon était bel homme… *Et voilà qu’elle se trouvait donc, soûle et vêtue en tout et pour tout d’un rideau, avec son ex futur époux. Elle décida d’ignorer le choc du souvenir, et resta de marbre en continuant sa lourde ascension des marches. Autant faire comme si elle ne se souvenait pas de lui, ce qui était effectivement le cas il y avait quelques minutes encore. Les deux lupins pénétrèrent dans la chambre 12, d’où le baquet avait été évacué. Salomon la déposa avec délicatesse sur le lit, à couverture brun terne. On aurait dit qu’elle était faite en peau de hérisson tellement son contact irritait l’épiderme. Le séduisant lupin, qui devait à présent presque atteindre la trentaine se tourna vers Swan, le regard de braise. Cette dernière sentit ses hormones s’affoler en elle.« Alors comme ça tu ne te souviens plus de moi ? Aurais-tu perdu la mémoire ma Swanie ? »Un sourire pervers s’était déposé sur ses lèvres pleines et, tout en prononçant ces mots, il sauta soudainement sur la femelle de son espèce, la clouant littéralement au couvre lit. La lupine ne put retenir un frisson de désir. Depuis combien de temps n’avait elle pas fait l’amour ?« Peut être que cela ravivera tes souvenirs… »Il planta sa bouche sur la sienne et elle ne put se retenir de répondre au baiser. L’alcool, la solitude…Autant de circonstances atténuantes qui faisaient qu’elle avait envie de s’accoupler avec ce lupin. Si tu savais depuis combien de temps j’attends ce moment, pensa le dit lupin, tu vas enfin me donner ton corps, comme tu aurais du le faire depuis bien longtemps petite garce ! Lorsque Swan avait été exilée, Salomon avait perdu tout prestige et tout espoir d’avenir confortable. Lui arrachant violemment sa maigre tenue, il la mordit jusqu’au sang, à la base du cou. La jeune femme gémit sous l’assaut, ne faisant qu’exciter d’avantage son partenaire. Sa nudité dévoilait un corps parfait, musclé et mince…Très attirant. Quelques instants plus tard, on pouvait entendre, de l’autre côté de la porte 12, des râles de plaisir ainsi qu’un lit branlant tapant contre le mur. Swan les larmes aux yeux, ne pensait qu’à Liber, sous les coups de rein de Salomon. Sans grande surprise, elle n’atteint pas l’orgasme et simula grossièrement. Sous un dernier va-et-vient rageur, la semence du lupin se déversa en elle. Tandis qu’elle reprenait son souffle sous le poids de son compagnon d’un soir, un miracle biologique se produisait au plus profond d’elle-même. Des futurs êtres de vie nageaient, glissaient le long de son vagin, pour atteindre, victorieux, son utérus où trônait, royal, l’œuf féminin ovulé la veille. Il choisit l’un des spermatozoïdes, pour en faire une future cellule-œuf. Salomon ne se doutait pas que neuf mois plus tard, son rêve d’être père se réaliserait. La vie de Swan allait encore prendre un nouveau tournant douloureux, contre sa volonté. Par une erreur de calcul stupide, un et un allaient faire trois.
Le lendemain matin, Swan sentit un mince rayon de soleil sur ses paupières gonflées par les pleurs de la nuit.« Liber, mmm, mon Liber je t’aime tant… » Elle se retourna, les bras tendus, pour ne tomber que sur du vide. Ses yeux s’ouvrirent brusquement et clignèrent plusieurs fois sous l’assaut de la lumière. Seule. Elle était seule. Avait-elle rêvé ? Son ex futur mari, ses ébats, tout ça ? La jeune femme sauta u lit, nue, la peau frissonnante de froid. Les quelques tâches sur le drap ainsi qu’un petit mot laissé sur la table de nuit modeste désintégrèrent l’hypothèse du rêve. * Je crois que j’aurais préféré pourtant…* La tête lourde et douloureuse, son cerveau comme entouré de coton, la lupine saisit la brève lettre. Elle lut :Swanie, C’était exactement comme je l’avais toujours espéré. Maintenant que c’est fait, peut être nous recroiserons nous, par hasard, peut être pas. Tu comprendras facilement que je ne peux pas m’afficher avec toi. Tu es beaucoup trop reconnaissable, et j’ai, contrairement à toi, encore un semblant de réputation. Pas besoin d’une bannie.
Salomon.Swan chiffonna sans haine le morceau de papier, le jeta dans la corbeille. Elle réunit ses quelques affaires et descendit l’escalier de bois. Il était encore tôt, des fêtards tardifs s’étaient endormis sur les tables ou les bancs, ronflant et bavant avec classe. Le tavernier, toujours à son poste, essuyait des verres, des poches violettes marquant le dessous de ses yeux. Avec un petit sourire malsain, il demande : « Bien dormi Damoiselle ? T’nez votre addition… »Swan paya la note, puis s’apprêtant à sortir, stoppa net devant la porte qui s’ouvrait doucement. Elle ne put éviter la collision avec l’un des personnages qui entrait. Elle tomba sur les fesses mais se releva aussi vite. Le petit groupe qui venait d’apparaître se composait d’un jeune homme étrange marchant pieds nus, la cigarette à la bouche (celui qu’elle avait percuté) et d’un deuxième homme, les cheveux en bataille. La lupine épousseta sa robe-rideau rouge sang et lança aux voyageurs :« Vous pourriez regarder où vous allez quand même !!! »_________________ L'amour est le seul sentiment qu'aucun être n'éprouve envers moi.   |
|  | | Ame-No-Kami Randonneur


 Nombre de messages: 268 Age: 18 Localisation: Là où l'on a besoin de moi.. Date d'inscription: 01/08/2007
Feuille de personnage Race: Faeries Armes: Aucune. Pouvoirs: Vol, Respiration Aquatique, Soin, Averse.
 | Sujet: Re: Pathétique... Mar 22 Jan - 21:12 | |
| Lorsque Ame demanda à Irroüs s'ils pouvaient aller au village des voleurs à dos de dragon, le demi-elfe accepta et se mit à son entière disposition. C'était parfait pour Ame qui n'avait pas d'autre moyen pour se rendre d'urgende à la taverne. Il pouvait vouler avec ses propres ailes, certes, mais un voyage aussi long le fatiguerait énormément. Il risquerait de froisser ses ailes, et n'arriverait pas beaucoup plus vite qu'à pied. Il ne volait pas vraiment rapidement, se servant simplement de cet atout pour soulager ses pieds. Il ne serait donc pas arrivé à temps. Or, le temps était justement ce qu'il lui manquait. Ce genre de maladie, dès qu'elles se déclaraient, ne mettaient pas longtemps à agir. Parfois, quelques heures après les premiers symptômes, les patients mourraient. Ame était capable de soigner ces infections, car c'était très souvent des infections sanguines, mais il avait besoin de voir l'individu concerné très rapidement. La question ne se posait maintenant plus puisque Irroüs, après être monté sur le dragon tendit sa main à Ame. L'elfe avait du abandonner sa promise à Elwen. Ame ne se rendait que trop compte de ce que cela pouvait représenter pour lui. Comme si le Faeris se coupait les ailes.. Enfin, il aurait sûrement l'occasion de la retrouver, et en pleine santé qui plus est. La médecine elfique était une des plus puissantes qu'Ame connaisse jusque-là, bien que celle des humains s'en rapproche, voir même la dépasse sur certains points. Enfin, lorsque leur aventure sera achevée, Ame proposera à Irroüs de l'accompagner jusqu'en territoire Elfique. Car même si Irroüs était un demi-elfe, il n'était que peu probable qu'il se soit déjà rendu là-bas. Et le Faeris connaissait bien la méfiance de ce peuple, qui était d'ailleurs le sien, puisqu'il appartenait tout autant qu'eux au clan aquatique, même s'il voyageait beaucoup et ne se sentait que peu concerné par leurs affaires. Mais Ame était tout aussi prudent qu'eux. Il se devra donc d'emmener Irroüs chercher sa belle au risque que le demi-elfe soit capturé et peut-être torturé pour espionnage. Ame accepta la main que lui tendait son ami. Il grimpa sur le dos du dragon. Le Faeris rangea un peu ses affaires : Il épousseta son manteau, le plaçant de façon à ne pas le déchirer. Ses pieds nus vinrent se coller contre les écailles du dragon. Il n'était pas question de fumer maintenant, même si la tentation était grande. Il risquait de faire tomber son herbe, et la cigarette se serait de toute façon éteinte en vol. Ame se contenta donc de s'aggriper comme il put à Irroüs qui décolla. Cette sensation était étrange. Même si Ame volait souvent, cela n'avait jamais été que par ses propres moyens. Ainsi, il se trouvait en altitude sur un véhicule rugissant en canon avec le bruit du vent. Aussi, ils volaient à très haute altitude. Ame estima qu'ils devaient se trouver entre 300 et 400 mètres au-dessus de la mer. Mer qu'ils pouvaient d'ailleurs aisément comtempler ici. La surface bleutée réflétait les rayons du soleil qui semblaient venir traverser la paroi de marbre. On aurait dis que l'eau n'était plus liquide mais avait été pétrifiée. Ame n'avait jamais vu son élément dans cet état-là, bien qu'il puisse faire de même. Le voyage dura à peine deux ou trois heures, bien qu'il sembla durer une éternité pour Ame. C'est avec peine qu'il descendit du dragon. Irroüs l'aida à ne pas tomber face contre terre. Le Faeris vascillait. Il n'avait pas l'habitude de ce genre de choses. Quand il eut repris ses esprits, il regarda où ils étaient. Apparemment, ils se trouvaient devant l'entrée du village convoité. Une pancarte à moitié fracturée indiquait le nom de la ville, illisible maintenant. Un chemin en terre menait à l'entrée du village. Les arbres mourraient sur le côté de la route. Ame et Irroüs ne rencontrèrent personne, excepté un homme agé d'environ 40 ans, les cheveux gris, doté d'une barbe assez étrange et de lunettes. Il portait un long manteau marron et une épée était pendue sur son flanc droit. Il semblait déterminé et marchait comme si la mort était à ses trousses. Il croisa le regard d'Ame. Le Faeris eut peur d'être attaqué pendant un instant, mais l'homme les dépassa sans demander quoi que ce soit. Ame se retourna sur son passage pour examiner l'homme qui n'avait de dos rien de particuluer. Il remarqua ces gants blancs qu'il portait, même en plein jour et par beau temps. Enfin, l'entrée du village arriva. C'était assez lugubre. Ame aurait même qualifié cet endroit de cauchemardesque. En effet, les batîsses qui tenaient lieu d'auberges, écuries, et autres maisons closes étaient sur le point de s'écrouler, supportant des toits en chaume percés par endroits. Il n'y avait aucune fumée qui émanait d'une cheminée quelconque. D'ailleurs, il n'y avait pas de cheminée. Le temps était dégagée mais on avait l'impression que cet endroit n'était qu'ombragé. Comme si les rayons du soleil ne pouvaient traverser une paroi invisible à l'oeil nu. Enfin, il y avait quelques personnes sur ce qui semblait être la place du village. Un homme s'affairait à extraire de l'eau d'un puis. Lorsque Ame vu l'état de cette eau, il se jura de s'abstenir de boire jusqu'à qu'il quitte ce village. La plupart des gens étaient maigres, plutôt noirs de crasse. Cétait un endroit étrange. Enfin, ce qui semblait être la taverne du village s'imposa. C'était un grand batîment, moins insalubre que les autres. Enfin, il n'en restait pas moins très sale. Les murs étaient couverts de lierre, chose étrange car aucune autre végétation n'était présente. Comme si à nouveau, seule la mauvaise herbe était autorisée à pousser ici. Ame indiqua à Irroüs leur direction, même si ce dernier avait du voir la taverne depuis longtemps. Les elfes possédaient en général des sens très développés. Enfin, l'elfe ne releva pas et les deux jeunes gens se tinrent debout devant la porte, ne sachant s'il fallait frapper ou s'il fallait entrer. Au loin, on entendit un rugissement. Même si c'était probablement celui du dragon, cela rendait l'atmosphère encore plus effrayante. Après de nombreuses réflexions sur le pourquoi du comment de la porte, Ame se décida à entrer sans frapper. Grave erreur. La porte était construite à l'envers. C'est à dire qu'on ne la poussait pas pour entrer, on la tirait. Comme si tout ici était fait pour déranger les gens... Enfin, Ame comprit vite le mécanisme et tira la porte. Aussitôt, il prit un grand coup dans le ventre. Il ouvrit les yeux et réalisa qu'il venait de percuter une jeune femme. Elle était par terre, sur les fesses, et ne tarda pas à se relever. Ame, la cigarette dans la bouche, écarquilla les yeux. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il avait eut un mouvement de recul, entraînant Irroüs dans une chute. La jeune femme conseilla à Ame de regarder où il allait. « Euh.. Excusez-moi, je ne vous avais pas vu venir. C'est à dire que la porte.. Vous voulez de l'aide ? » proposa-t-il à la jeune femme. _________________ "Il y a des maladies que même toi, tu ne peux guérir.." |
|  | | Irroüs Atyckom /!\Pervert'KinG/!\ /!\Attention les fesses/!\

 Nombre de messages: 1835 Age: 18 Localisation: Ou mon instinct et mon coeur me guide... Date d'inscription: 08/04/2007
Feuille de personnage Race: Lupin Armes: longue faux dans la sacoche de son dragon quand il est homme, sinon les armes naturelles du loup quand il est bête... Pouvoirs: téléportation et contrôle des catastrophes naturelles
 | Sujet: Re: Pathétique... Jeu 24 Jan - 19:33 | |
| Irroüs ne faisait qu'un avec sa dragonne. Il bougeait en même temps qu'elle, anticipant les changements de direction et d'altitudes, tournant en même temps que Voluptée, et se laissant guider par les airs, comme si ils n'étaient qu'une feuille virevoltant au souffle du vent. Il était entré dans la tête de voluptée inconsciemment et réfléchissait par elle, sentant les fouettement de l'air sur son museau. Son corps n'étais plus qu'un objet flasque auquel s'accrochait désespéremment Ame. Quand il vit par les yeux de sa soeur de coeur la capitale des voleurs se dessiner loin en dessous de lui, il regretta même que ca se soit passé aussi vite. Des trois heures de vol, il n'eut pas une fois l'occasion de penser a son amour abandoné, mais dès qu'il posa un pied a terre a l'extérieur de la ville, un sentiment puissant plein de nostalgie lui remémora la fameuse nuit où Irroüs avait fait l'amour pour la première et dernière fois... Il chancela mais aida tout de même le faeris a descendre car Voluptée ne s'était pas pris la peine de s'affesser.
Tout au long du chemin, Irroüs ne cessa de se rappeler les meilleurs moments qu'il avait passé avec sa bien aimée... Tant qu'il avait encore sa mémoire... Ils arrivèrent à l'entrée du village où une pancarte à moitié délabrée, encadrée de bordures noires, se faisait déjà dépassé par les hautes herbes qui la bordaient. En avançant dans ce village étrangement silencieux (tout le monde savait que les voleurs n'étaient pourtant pas réputé pour leur discrétion), les deux amis croisèrent en chemin un homme bizarrement vêtu, qui n'avait pas l'air d'appartenir au clan des voleurs. Ame le dévisagea complètement tandis qu'Irroüs, la tête entièrement plongée dans ses pensées, ne le remarqua qu'à peine. Sher Key la perturbait encore, et le fait d'avoir laissé sa bien aimée à la merci de cette créture l'inquiétait. Il regrettait presque d'avoir aidé Ame. Heureusement qu'il pouvait avoir la confiance d'Elwen pour se consacrer pleinement a sa mission.
Ils avaient laissé Voluptée a l'écart, ne voulant pas d'un nouveau drame, ni d'une nouvelle catastrophe. Le couple Irroüs/Voluptée avait fait bien assez de dégâts sur les berges de la caverne submergée. Pas besoin d'une autre attaque dévastatrice... Elle irait certainement chasser dans les environs où pioncer dans la forêt à proximité. Il n'y avait pas trop de soucis a se faire pour elle. Une dragonne de six mètres de haut pouvait aisément se défendre en cas de provocations ! Le village qu'ils traversaient était bien délabrée pour une capitale. Les maison étaient à moitié abandonnée, en ruine, comme des bidonvilles. Certaines, on se demandait même comment elles pouvaient tenir debout et ne pas s'envoler au moindre souffle de vent. Peu de gens circulait à cette heure, même si c'était en pleine journée. Le ciel était nuageux, Irroüs sentait même l'électricité qui flottait dans l'air. Un orage n'allait pas tarder à éclater. La faim tiraillait l'estomac de l'elfe. Il fallait dire que ca faisait un petit moment qu'une nourriture abondante n'avait pas circulée dans son gosier. Il avait soif aussi. Mais dès qu'il vit un vieux voleur barbu sortir une eau quasi boueuse et qui devait être plus calcaire que la roche elle même, il se détourna vite de cette idée, et pensa qu'il satisfairait ses envies dès qu'Ame aurait fini son devoir.
Ils arrivèrent devant un batiment à étage, peut être le seul où ils y avait encore de l'ambiance et du mouvement dans toute la ville. Cette étrange bâtisse lui rappela fortement la maison de passe, dans laquelle, le temps d'une nuit, il avait assouvit les désirs charnels de sa compagne en même temps que les siens. Il se jura de recommencer cet évenement dès qu'il la reverrait, enfin si il la reverra un jour... Les deux amis se rapprochèrent de la porte d'entrée, et Irroüs vit Ame s'arrêter comme si il hésitait... Puis sans comprendre pourquoi, Ame le renversa, et le demi elfe tomba le cul par terre, mais se releva avec agilité et délicatesse la seconde même. Quand il vit la cause de ce chamboulement, il fut subjugué par la beauté de la femme qui se tenait devant eux. Avec un air de mépris sur le visage, elle leur lança :« Vous pourriez regarder où vous allez quand même !!! » « Pardonnez nous, jeune demoiselle. Pourrais je avoir l'honneur de connaître votre nom autour d'un verre, pour nous excusez de ce chahut ? »
Il oublia presque la raison de sa venue, et devançant son ami, il les invita à s'assoir autour d'une table branlante._________________  Désormais sauvage, méfiant, mais intensément curieux et attachant... |
|  | | Swan Artémis Rôdeur


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 | Sujet: Re: Pathétique... Jeu 24 Jan - 21:52 | |
| La lupine cligna rapidement trois fois des yeux. Histoire d’analyser rapidement la situation, ainsi que les nouveaux arrivants. Malgré leur brutale apparition dans la vie de Swan, ils avaient l’air plutôt sympathiques. C’était la première fois que la jeune femme avait une bonne intuition vis-à-vis de quelqu’un. Celui qu’elle avait percuté, ainsi que celui qui le suivait, s’étaient immédiatement excusés. Le premier, de toute évidence était un Faeris, et ce par la présence inévitablement remarquable, d’une paire d’ailes dans le dos. Il était par ailleurs assez étrange en lui-même, pas très beau, mais charmant, de par ses yeux verts hypnotiques. Après les yeux bleus, les verts étaient les préférés de Swan… L’homme suivant ne semblant pas d’une race particulière, bien que ses oreilles légèrement pointues laissassent deviner une origine elfique peut être. Swan le trouva plus attirant physiquement que son compagnon de voyage. Pas spécialement par son visage mais surtout par son élégance naturelle, qui semblait émaner de lui. « Pardonnez nous, jeune demoiselle. Pourrais je avoir l'honneur de connaître votre nom autour d'un verre, pour nous excusez de ce chahut ? »Le caractère excentrique plus derechef à Swan. Un fin sourire s’étira sur ses lèvres pulpeuses. Sa journée prenait un nouveau tournant, et elle effaça de sa mémoire le petit incident nommé Salomon. Du moins pour l’instant, car d’ici quelques semaines, elle s’apercevrait de la « non-venue » de ses règles. En un instant, elle dut réfléchir à la possibilité d’accepter l’offre…Après tout, avait-elle autre chose à faire ? Si elle refusait, elle devrait continuer sa route vers…Nulle part, puis ne rencontrer personne…Peut être même mourrait-elle au détour d’un chemin seule et sans amour ? Euh, là, elle délirait complètement, surement la gueule de bois…Quoi qu’il en soit, sa décision était belle et bien prise.« Ca serait un honneur pour moi de partager une tasse de thé * rien d’alcoolisé vu mon état * en votre compagnie…Mon nom est Swan Artémis… »La jeune femme ne savait pas trop quoi dire face à ces drôles d’étrangers. Le Faeris faisait une tête un peu contrariée, comme si l’elfe avait dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Ce n’était surement pas pour boire avec une inconnue qu’ils étaient venus ici… Pourquoi alors ? C’est alors qu’intervint le tavernier. En effet, celui-ci sembla reconnaître le premier personnage, fait étrange d’ailleurs…Il haussa un peu le ton afin d’être facilement entendu :« Eh vous là-bas, vous devez être Ami-No-Kame, le médecin demandé par le mourant là-haut…Vous le trouverez chambre numéro treize… »Un silence resta en l’air, pesant. Ainsi c’était un médecin…Il n’en avait pas les traits habituels pourtant. Swan avait toujours eu horreur des médecins. Mais celui la semblait…Différent. Si ça avait été lui son docteur, peut être l’aurait elle laissé soigné son affreuse cicatrise, maintenant mal cicatrisée. Le second jeune homme, encore inconnu, se taisait, un air contrit sur le visage. Pourquoi la maladie mettait-elle toujours les gens mal à l’aise ? En tout cas elle… Dans son clan, il y a cela très longtemps, la maladie frappait souvent les lupins, au système immunitaire défaillant. Jamais on n’en trouvait la cause de ces virus mortels. Un jour, ils avaient disparus sans laisser de trace. A part peut être dans la mémoire d’une petite Swanie, laquelle était très proche de sa grand-mère, emporté par une maladie grave. La jeune femme, toujours vêtue de son rideau entre parenthèses, retomba dans le présent.« Apparemment, vous avez d’autres choses à faire avant de prendre le thé… »Swan alla donc s’asseoir au bar, ne croyant pas utile d’accompagner Ame dans la chambre. Avec un peu de chance, peut être pourrait-elle entamer une tranquille conversation avec l’autre, sans parler ni de maladie, ni de sang ni de…En fin de compte, peut être la lupine avait-elle des peurs un peu étranges ? Des peurs dont elle avait honte, qu’elle avait caché au plus profond d’elle-même. Assise sur son tabouret, elle se balançait doucement, en proie à un léger malaise. Peut être un espèce de pressentiment, qui sait ?_________________ L'amour est le seul sentiment qu'aucun être n'éprouve envers moi.   |
|  | | Ame-No-Kami Randonneur


 Nombre de messages: 268 Age: 18 Localisation: Là où l'on a besoin de moi.. Date d'inscription: 01/08/2007
Feuille de personnage Race: Faeries Armes: Aucune. Pouvoirs: Vol, Respiration Aquatique, Soin, Averse.
 | Sujet: Re: Pathétique... Ven 25 Jan - 21:51 | |
| Après qu'Ame se soit excusé, il avait proposé son aide à la jeune femme. Elle n'avait même pas semblé avoir entendu la réplique du Faeris mais avait plutôt l'air intéréssé par Irroüs qu'elle devait trouver plus à son goût. Le demi-elfe proposa à la fille de boire un verre. Désespérant, se dit Ame. Enfin il n'avait pas le temps de trainer. Il valait mieux qu'Irroüs s'occupe et le laisse travailler tranquille. La jeune fille afficha un grand sourire et déclara qu'une tasse de thé lui ferait le plus grand bien. Puis, Ame entendit un homme parler. Il se retourna en entendant prononcer son nom, pourtant si peu prononcé, et vit que le tavernier s'adressait directement à lui. On avait du lui décrire le médecin car l'homme semblait être au courant. Il déclara que le patient attendait en salle 13. 13.. Ame n'était pas superstitieux, mais tout ça ne s'annonçait guère de la meilleure façon. Enfin, Ame ne perdit pas de temps et murmura à Irroüs : « Il vaut mieux que je monte seul. Tu n'apprécirais pas la vue d'un homme mourant, je pense. Et puis, cette jeune femme a l'air de tenir à boire un verre avec toi. Je te retrouve ici dans une heure. »Une heure. Cela suffirait-il ? Ame espérait que ça passerait vite. Il n'aimait pas soigner des patients qui se trouvaient entre la vie et la mort. Le jeune homme monta dans la chambre. Le sol était assez sale, et il sentait que ses pieds glissaient à moitié sur la crasse. Il repéra la chambre numéro 13, après quoi il entra à l'intérieur. La pièce était assez sombre, seulement éclairée par une bougie. Il n'y avait qu'un lit et une table de nuit. Un homme était allongé sur le lit, sous un drap blanc, apparemment en piteux état. Il était conscient, mais tout juste. Ame s'avanca vers lui et lui parla. Parler aux patients, c'était la meilleure solution pour les rassurer et les garder éveillés. Il lui expliqua qui il était, ce dont il souffrait, et ce qu'il allait faire. L'homme ne dit rien mais ne sembla pas refuser son aide. Il portait des cheveux blancs et une barbe assez longue. En fait, on aurait dit un vieux sage. Ame se dévettit, enleva son manteau et le déposa près du lit, par Terre. Il récupéra quelques affaires dont il avait besoin. Il posa un gant éponge préalablement trempé dans l'eau sur le front du bonhomme et lui fit avaler un cachet qui atténuerait les effets secondaires de l'opération. Il se pouvait que, si tout ne se passait pas pour le mieux, le patient ressorte avec des séquelles graves. Paraplégie, amnésie, pertes des sens.. Enfin, si tout allait bien, il n'aurait qu'à user de son pouvoir et l'homme s'en sortirait indemme. Ame se prépara d'ailleurs à débuter l'opération. Il remonta les manches de sa chemise blance, enleva le gant du front du malade et posa sa main gauche dessus. Aussitôt, une faible lueur verte émana de sa main. Puis la lueur devint lumière. L'homme devait être complètement ébloui, s'il n'était pas déjà aveugle. Enfin, être aveugle valait mieux que mourir. Ame usa de toute sa force pour comprendre de quoi le patient souffrait et pour tenter de le soigner. Cela ne dura que quelques secondes, mais qui semblèrent durer des heures. Le patient supporta mal le traitement que lui fournissait Ame. Une veine situé sur son arcade avait éclatée, et le sang se répandait en dessous de son front. Ame s'affaira à refermer la plaie avec son autre main et une nouvelle lueur verte. Puis, au bout d'un temps qui lui parut infini, il cessa toute activité. L'homme s'évanoui d'abord, et Ame crut l'avoir perdu. Mais très vite il prit une grande bouffée d'air. Ame lui donna un nouveau médicament. Le barbu ouvrit les yeux. Il cligna plusieurs fois, sans bien comprendre ce qui lui arrivait. Il demanda où il était, et Ame répondit naturellement, sans conscience que quelque-chose clochait. Puis, l'homme demanda qui il était. Ame comprit alors qu'il avait du perdre la mémoire. Il essaya d'expliquer à cet homme ce qu'il faisait là mais apparemment, il ne se souvenait de rien. Ame espérait que la mémoire lui reviendrait, comme il lui en fit part. Mais il doutait sérieusement de son affirmation. Aussitôt, un élan de mélancholie emplit Ame. Il avait peut-être sauvé la vie de cet homme, mais il lui avait volé tous ses souvenirs.. La voix de son mentor lui revint en tête, lorsqu'il le réprimandait.. Une larme coula de l'oeil d'Ame, qui se transforma en vapeur. Il racompagna l'homme jusqu'à la porte de sortie de la chambre. Il devança alors Ame et s'arrêta à une table de la taverne, après avoir commandé à boire. Ame ne savait pas qu'il venait de sauver un assassin multi-récidiviste, doublé d'un violeur. Le Faeris apperçut Irroüs, assis aux côtés de Swan, avec qui il semblait être en grande discussion. Après un soupirement, il alla les rejoindre. _________________ "Il y a des maladies que même toi, tu ne peux guérir.." |
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 | Sujet: Re: Pathétique... Sam 26 Jan - 10:36 | |
| « Ca serait un honneur pour moi de partager une tasse de thé en votre compagnie…Mon nom est Swan Artémis… » La décision était donc prise, et Irroüs s'en ravissait. Mais sur ces dernières paroles, le tavernier vinrent les interrompre pour apprendre à un Ame mécontent que le mourrant attendait dans une salle à l'étage. La dénommée Swan, elle, sentant que cela ne la regardait pas, se tourna vers le bar et s'assit devant. Irroüs avait envie de lui tenir compagnie mais ne savait pas si son ami allait avoir encore besoin de lui ou pas. Et une pensée le répulait... Oui peut être serait ce un affront à la mémoire de sa promise... Le demi elfe se promit d'être prudent. La jeune femme (il ne savait toujours pas de quel clan ni quelle race elle était, ce qui la rendait d'autant plus mystérieuse) était pourtant jolimment attirante. Puis il lui avait promis un verre, et en tant qu'homme d'honneur, Irroüs ne pouvait lui refuser dorénavent. Mais le faeris mit fin a ses doutes et inquiétudes. « Il vaut mieux que je monte seul. Tu n'apprécirais pas la vue d'un homme mourant, je pense. Et puis, cette jeune femme a l'air de tenir à boire un verre avec toi. Je te retrouve ici dans une heure. »Une heure... Irroüs acquiça dicretement puis vint rejoindre Swan devant le bar. Le tavernier, grognon, peut être du a l'heure matinale, avait l'air de se méfier de son invitée. Certainement que quelque chose s'était passer entre eux, mais Irroüs n'avait aucune raison de le savoir. La faime le tiraillait. Il demanda donc au barman de lui apporter deux thés, et deux croissants (l'un pour lui même et l'autre par politesse pour sa belle compagnie). Celui ci, sans même se retourner, grogna en signe de compréhension. On aurait dit un ours mal léché qui n'avait pas eut son temps d'hibernation. *Qu'il aille donc dormir après nous avoir servi, et surtout qu'il en fasse pas un drame* Ame avait monté quatre à quatre les marches pour rejoindre l'étage. Ca s'annoncait pas être une mission facile pour le pauvre médecin.
« Je ne me suis pas encore présenté... Irroüs Atyckom, demi elfe à votre service. »
Il pencha légèrement la tête en disant cela, comme pour saluer. Irroüs faisait décidément beaucoup de rencontres interressantes ces temps ci... Et sa liste d'amis, de connaissances s'allongeait... Tant mieux, il n'aimait pas la solitude, enfin jusqu'à maintenant... Il avait trop vécu seul, toute sa jeunesse, après l'abandon de ses parents, et ne pensait désormais qu'à s'entourer. Mais il apprendra vite à ses dépends que l'entourage ne pouvait rien faire fasse à certaines choses, certaines maladies, certaines transformations... Alors autant profiter de l'instant présent, mais le demi elfe ne savait pas que la cause de ces changements se tenaient à ses côtés en ce moment même.
Ils parlèrent de tout et de rien avec Swan commençant la longue discussion avec le vouvoiement poli, et au fur et à mesure que le temps passait, osant le tutoiement amical, puis même quelque fois quelques petits tapotements dans le dos. Les deux compagnons s'étaient de suite bien entendu. Les rires éclataient dans la salle en échos, à intervalle régulier. Pendant ce temps Ame luttait contre la maladie de son patient, et faisait ce qu'il pouvait pour ne pas le perdre. Mais Irroüs n'y songea même pas, laissant toute la rancoeur des hommes, et la tristesse d'avoir abandonné sa bien aimée s'échappait pas ces éclats de rires qui s'envolait haut, afin de rejoindre les cieux, et qui raisonnait et s'amplifiait avec cette salle exigüe. Ca faisait longtemps que le demi elfe n'avait pas rit autant, même si c'était pour des gestes des paroles, qui ne méritaient certainement pas autant de joie... Cela lui faisait du bien et c'était le principal. Il avait oublié, le temps d'une petite heure, sa propre existence, ses soucis, et tout le monde qui l'entourait, voguant avec Swan sur des océans de bonheur.
Ame les rejoignit, la tristesse sur le visage, et Irroüs interrompit sa grande discussion avec son invité, et proposa à boire et à manger à son ami. Le demi elfe avait déjà fini son croissant et but deux thés, ayant assouvit sa soif et sa faim. Il voyait bien que tout ne s'était pas passé comme le médecin le souhaitait dans la chambre n°13. Il avait un air abbattu, et avait bien besoin d'une bonne nuit de sommeil après l'agitation de la nuit précédente.
« Si tu veux parler Ame, je suis là... Que fait-on à présent ? »
Irroüs esperait avoir employé les bons mots pour rassurer son ami, et c'était souvent une action très difficile. Ne pas savoir parler inutilement... _________________  Désormais sauvage, méfiant, mais intensément curieux et attachant... |
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 | Sujet: Re: Pathétique... Dim 27 Jan - 11:49 | |
| Le tavernier ayant à peine fermé ses lèvres, le dénommé Ame monta donc dans la chambre 13. Swan fut reconnaissante à l’autre jeune homme de la rejoindre au bar. Il commanda deux thés, ainsi que quelques viennoiseries. La lupine s’aperçut que son ventre gargouillait. Elle ne se souvenait même plus de son dernier repas. A sa grande surprise, elle prit plaisir à dévorer, à pleines dents, le croissant offert par le compagnon du médecin. Il se tourna vers elle, avec un sourire qu’elle trouva joli, et se présenta enfin :« Je ne me suis pas encore présenté... Irroüs Atyckom, demi-elfe à votre service. »Swan ne put s’empêcher de rire, un petit éclatement cristallin de bonne humeur. Irroüs… Bizarre comme nom, mais pas si étrange si on prenait en compte ses origines. Ainsi, il avait bien de l’elfe dans son sang. Cela ne se voyait pas tellement, généralement, les elfes étaient blonds aux yeux bleus. Mais la jeune femme ne se préoccupa pas plus longtemps de cette question. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas eu de véritable conversation avec une personne civilisée. Apparemment, sa nouvelle connaissance ignorait ses origines à elle. Ou alors il fallait être réellement frappé pour faire du charme à une lupine, qui était de plus, assez étrangement vêtue. Mais ils parlèrent de tout et n’importe quoi, de sujets futiles qui sortirent Swan de sa morosité habituelle. Jamais elle ne s’était sentie aussi proche de quelqu’un en si peu de temps. Si, quelqu’un peut être, Liber… Mais la jeune femme passa rapidement à autre chose, histoire de ne pas souffrir inutilement. Au début, gênée par l’homme à moitié elfe, elle usa et abusa de politesse, mais au fur et à mesure que des rires joyeux éclataient dans la petite salle de la taverne, elle se surprit à la tutoyer, et même à oser quelques contacts amicaux. Depuis combien de temps n’avait-elle pas été prise dans les bras de quelqu’un ? Il lui semblait que ça remontait à l’époque où elle avait rencontré Lilith et Yorda. Bientôt un an déjà. Que le temps passait vite quand on perd peu à peu toute son humanité…La jeune lupine ne voyait plus le temps passer, accoudée au bar, désinvolte. De temps à autre, elle avait une pensée pour Ame, là-haut. Que se passait-il donc ? Pas un seul bruit ne descendait de l’étage. Pourtant, dans sa mémoire, docteur était synonyme de cris et de peur pour elle. Etait-il aussi doux qu’il en avait l’air ? Quand elle l’avait vu, Swan avait tout de suite senti une aura particulière, différente de celle d’Irroüs, mais aussi attrayante. Le demi-elfe semblait posséder une sociabilité exacerbée et Ame une envie d’aider les autres phénoménale. Deux hommes à découvrir et à connaître, pensa la lupine. Elle tourna son regard vers Irroüs, continuant à discuter et pensant en même temps. Son visage était illuminé, mais, au fond de ses yeux, régnait une petite lueur d’angoisse, ou bien était-ce de la culpabilité ? Comme tout le monde, il semblait cacher quelque chose de difficile. Tout comme la blessure de la jeune femme, à jamais ouverte et purulente. Dans son cœur, il lui semblait que jamais elle ne parviendrait à oublier ses erreurs du passé, et son amour sacrifié. Un pas lourd dans l’escalier interrompit le dialogue, que ce soit celui qu’elle avait avec Irroüs, ou bien avec elle-même. Le médecin, une fatigue immense sur le visage, descendait les marches une à une, la lassitude marquant ses mouvements. Comment allait l’homme ? Ame s’approcha du bar, sans un sourire, sans un battement de paupière. Il ouvrit la bouche, comme pour parler puis se ravisa. Les trois jeunes gens étaient silencieux, mais ce fut Swan qui parla la première :« Ca va aller ? »Cette démonstration gratuite de compassion ne lui ressemblait guère, mais elle se sentait liée aux deux hommes, par une entité encore plus puissante que le destin lui-même. Leur rencontre n’était pas fortuite, Swan en était sure. Dieu, s’il existait, avait placé leurs pions sur le même chemin, causant ainsi une collision inévitable. Dans un geste lent et mesuré, comme au ralenti, la lupine, touchée par elle ne savait quoi au plus profond d’elle-même, prit la main du Faeris dans les siennes et les serra. Elle sentit comme une espèce de courant électrique traversant d’un corps à l’autre. Elle avait compris. Compris quoi ? Ca elle ne le savait pas encore. Mais une compréhension divine s’était faite entre Ame et Swan. Bizarrement, elle était à présent liée aux deux jeunes hommes. A Irroüs par un sentiment bien réel, et à Ame par quelque chose qu’elle ne comprenait pas réellement. Ils ne s’étaient pas encore parlé, et pourtant. Elle avait eu l’impression de lui fournir tous les souvenirs de sa vie, rien qu’en le touchant. Elle espérait quand même que ce n’était pas le cas, beaucoup de souvenirs cuisants peuplant en effet sa mémoire. Comme Liber par exemple.
Swan lâcha les mains du premier homme et tomba à genoux sur le sol. Saisissant à la fois le pantalon du Faeris et celui de demi-elfe, des larmes qu’elle ne contrôlait pas commençant à couler sur ses joues :« S’il vous plait… Em…Emmenez-moi avec vous ! »_________________ L'amour est le seul sentiment qu'aucun être n'éprouve envers moi.   |
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 | Sujet: Re: Pathétique... Dim 27 Jan - 13:37 | |
| Ame descendit les marches. Au ralentit. Chaque pas semblait lui couter un effort surhumain. Il arriva au rez-de-chaussé et apperçut Irroüs, toujours aux côtés de la jeune fille. Apparemment, ils étaient en grande conversation, et avaient l'air de bien s'amuser. Ame, lui, était complètement abattu et démoralisé par ce qui venait de se produire. L'homme qu'il avait soigné était accoudé au bar et avait commandé une boisson alcoolisée. Décidément, il n'avait pas perdu de temps. Il n'avait pas non plus oublié l'existence de l'alcool.. Les humains sont tous les mêmes, des êtres faibles, impuissants, incapable de faire la distinction entre le bien et le mal. Enfin, Ame détourna son regard du vieillard qui avait l'air de passer du bon temps. Il vint s'assoir près d'Irroüs. La jeune fille, nommée Swan, le regardait depuis l'autre côté de la table ronde. Irroüs murmura à l'oreille d'Ame que s'il avait besoin de parler, il pouvait compter sur lui. Ame le remercia d'un bref signe de tête. Swan avait tenté d'écouter ce que le demi-elfe disait, en vain. Elle fronça les sourcils puis demanda à Ame si il allait bien. Le Faeris répondit à nouveau par un hochement de tête qui, d'un point de vue extérieur, ne devait signifier rien de bon. Puis, sans prévenir, la jeune femme prit les mains d'Ame entre les siennes. Aussitôt, une sorte d'éclair passa entre les deux êtes, un foudroiement émotionnel, un sentiment qui ne s'explique pas mais se ressent. Ame ne comprenait pas bien ce qui s'était passé, pour la simple et bonne raison qu'il n'avait jamais entendu rien de tel. Pourtant, il se sentait extrêmement lié à Swan en ce instant. Puis, Ame pensa à Laurelina. Aussitôt, un élan de culpabilité l'envahit. Il se sentit coupable, coupable de l'avoir trahi, de l'avoir trompée... Il pensait avoir sali leur amour, leur destin. Le destin.. Etait-ce la destinée qui avait amené Ame ici ? Etait-ce le destin qui voulait faire rencontrer ces deux individus ? Ame en doutait encore. La jeune fille lacha les mains d'Ame. Tout à coup, ce lien fut rompu. La sensation de proximité s'évanouit, ce sentiment de culpabilité s'en alla aussitôt. Ame comprit qu'il était juste tombé dans un piège de femme. Mais son amour pour Laurelina était le plus fort. Il la retrouverai, il en était sûr. Oui, cela devait être un piège tendu par Swan pour faire tomber les hommes sous son charme. Ame en était quasiment sûr. Quasiment..Puis, Swan tomba à terre. Elle glissa de sa chaise et se retrouva les fesses par terre. Elle prit sa tête entre ses genoux et se mit à pleurer. Ame ne comprenait pas pourquoi elle avait choisi cet instant pour faire dévaler toutes ces petites larmes sur ses joues grisâtres. Elle semblait complètement désespérée. Peut-être s'était-il passé quelque-chose avant que les deux jeunes hommes arrivent.. Ou peut-être que des souvenirs plus anciens remontaient. C'était probablement du à la connection entre les deux jeunes gens. Swan attrapa les pantalons des deux jeunes hommes. Ame sentit son pantalon violet descendre légèrement. Irroüs, qui portait un pantalon bleu beaucoup trop large pour lui, n'avait pas l'air d'avoir rencontré le même problème. La jeune femme pleurait. Elle demanda alors à Ame et Irroüs de l'emmener avec eux. Ame regarda Irroüs. Il ne savait pas vraiment quoi dire. Surtout que les hommes ne s'étaient rapprochés que pour ce voyage. Ame avait accompli son travail, il avait fait de son mieux. Désormais, il était libre de faire ce qu'il voulait. Il était tenté de poursuivre sa route avec Irroüs. Le demi-elfe lui semblait se rapprocher de la notion d'ami. Mais d'un autre côté, Ame avait très envie de retourner « chez lui », dans le territoire du clan aquatique, parmi les elfes et les sirènes. Il avait hâte de retrouver sa maison sous-marine, de revoir ses amis, de revoir sa chère Izilbêth. Et puis, Ame avait envie de revoir Laurelina. Il ne savait pas quel chemin choisir. Il se dit qu'il valait mieux attendre de voir comment les choses évoluaient. La jeune fille était encore assisse par Terre. Ame se leva, jeta une pièce au tavernier qu'il avait préalablement sorti de sa veste, puis attrapa Swan par les côtés. Il la souleva, la remit debout, et s'étonna de la légèreté de la fille. Ame se dirigea vers la porte, tenant les épaules de Swan qui marchait devant lui, poussée par les bras d'Ame. Le Faeris fit signe à Irroüs de le suivre à l'extérieur. Le soleil était en train de se coucher. Ame emmena la fille à quelques mètres de la taverne. Irroüs suivait toujours les deux jeunes gens. Etrangement, la « connection » ne s'était pas reproduite lorsque Ame avait touché Swan. « Ecoute, je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais je pense que tu peux m'accompagner, à condition de ne pas me déranger dans mon travail. Si toi aussi tu désires m'accompagner Irroüs, ce sera avec le plus grand plaisir. »Oui, Ame allait sûrement rester un peu plus longtemps avec les deux jeunes gens. Une nouvelle solution lui était apparu : Plutôt que d'opter entre Izilbêth, Irroüs et Laurelina, il pouvait combiner deux possibilités en emmenant Irroüs avec lui. Seul le choix de la jeune fille à aller voir restait à choisir. Irait-il voir Izilbêth Elwing, son amie, sa soeur ? Ou irait-il voir Laurelina, son amour d'un jour ? Ame déciderai de cela plus tard. Pour l'instant, il attendait la réponse des deux jeunes gens. Elle ne tarda d'ailleurs pas à venir. _________________ "Il y a des maladies que même toi, tu ne peux guérir.." |
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 | Sujet: Re: Pathétique... Lun 28 Jan - 19:46 | |
| « S’il vous plait… Em…Emmenez-moi avec vous ! » Swan avait dit cela juste après s'être jetée à terre et avoir serrée fort les mains à Ame. Irroüs avait pu sentir l'électricité qui était passée entre eux, il en était presque jaloux, qu'en un seul et unique contact, ils aient pu être lié aussi intensément. Mais bon, il n'y avait pas de quoi, Swan et Irroüs s'était plu à l'instant même où ils s'étaient vu... Ensuite la jeune femme était tombé de sa chaise, sans même que les réflexes surdévellopés du demi elfe aient pu la retenir, et avait pleuré, discrètement tout de même, de façon à ce que seuls les deux hommes aient pu remarquer sa faiblesse. Elle avait saisi les deux pantalons entre ses doigts, et le demi elfe vit celui de son ami descendre légèrement. Irroüs, lui avait une ceinture dissimulée sour son T-shirt, ce qui permettait de retenir son pantalon, malgrès le fait qu'il soit très large. Il aimait bien être à l'aise dans ses vêtements, de ce fait, il prenait deux voire trois taille au dessus.
Le désespoir de la belle Swan lui faisait pitié, il avait envie de la relever, de lui montrer qu'elle pouvait être digne, qu'elle n'avait pas le droit d'être triste. Et malgrès le malheur que le demi elfe éprouvait par rapport à sa bien aimée, il ne pouvait s'empêcher de s'attacher à Swan, de lui donner l'envie de vivre et de continuer sa route. Cela se voyait dans son regard, oui, on voyait le désir d'aider la jeune femme, le désir de la rendre encore plus belle qu'elle ne l'est déjà. Il ne pouvait se montrer indifférent aux signes de détresse qu'elle présentait. Ame, lui, n'avait pas l'air d'être aussi compatissant envers Swan, au contraire, il se révèlait limite froid. Peut être éprouvait il de la rancoeur, ou était ce son expérience qu'il avait vécu à l'étage avec le mourrant qui rendait aussi distant. Et pourtant, il prit la jeune femme par les épaules, la leva avec une facilité déconcertante, et la fit avancer hors de la taverne. Puis, simplement, il dit :« Ecoute, je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais je pense que tu peux m'accompagner, à condition de ne pas me déranger dans mon travail. Si toi aussi tu désires m'accompagner Irroüs, ce sera avec le plus grand plaisir. »Irroüs se sentait bien avec Ame, et il voulait en plus surveiller la jeune femme, comprendre ce qui la rendait si malheureuse. Supposant que celle ci suivrait son ami, et comme il n'avait rien de très spécial à accomplir, si ce n'est récupérer Lane, il pouvait aller s'amuser un petit peu avec ses nouvelles connaissances, en espérant que cela assouvirait sa curiosité... Puis une idée lui traversa l'esprit. Pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coup ? Oui pourquoi ne pas aller récupérer son ame soeur, et d'un autre coté rester avec Swan et Ame ? Aussi s'empressa t'il de proposer son idée.« N'oublis pas Ame que j'ai une course à faire, si tu vois de quoi je veux parler, ce serait bien de revenir au territoire du peuple de l'eau, histoire de revoir Lane... »Irroüs pensa au doux visage indien, aux traits fins, ainsi qu'a sa longue chevelure, et il ressentit tout à coup un élan de nostalgie, de regrêt, et d'inquiétude. Si seulement il ne l'avait pas laissé, livrée a lelle même (bon d'accord il exagérait un peu !), abandonnée par sa mie, et perdue aux milieux des territoires du clan de l'eau. Ame disait qu'on pouvait avoir confiance en eux, mais qu'en était il réellement ? Pouvait on seulement avoir confiance en Ame ? En réalité Irroüs ne connaissait rien de lui, ni son passé, ni son histoire, rien de ses erreurs, rien de ses atous, rien de ses sentiments... Non, Irroüs e connaissait rien de ce médecin. Et pourtantil l'avait aidé, il l'avait pris en amitié, et il éprouvait une grande sympathie pour le faeris. Il dégageait un aura de bonté, qui était tellement puissante, qu'elle donnait au demi elfe le sentiment de gentillesse. C'était pour cela qu'Irroüs s'était accroché a cet homme, pourtant distant. Il sentait que quelque chose allait se passer, quelque chose d'important, mais il n'aurait pu dire quoi... Si seulement il savait... Il aurait pris soin de s'écarter d'Ame et surtout de Swan, qui serait la cause de ses plus grands malheurs, de changements irrémédibles, à jamais irrévocable..._________________  Désormais sauvage, méfiant, mais intensément curieux et attachant... |
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 | Sujet: Re: Pathétique... Lun 28 Jan - 21:57 | |
| Au même instant où elle s’était écroulée au sol, Swan s’était sentie très bête… Pourquoi avait-elle agi ainsi ? Ce n’était pas son genre pourtant ! Elle rougit en sentant Ame le prendre par les aisselles, en prenant bien soin de ne toucher aucune partie compromettante de son anatomie, puis l’emmena sans effort à l’extérieur de l’endroit malsain. La jeune femme devait être plus légère qu’elle ne le pensait elle-même. Ils se retrouvèrent dehors, tous les trois, dans une situation loin d’être simple, et un peu gênante. Enfin, c’était comme ça que le ressentait Swan, elle n’avait pas l’habitude d’éclater en sanglots devant des hommes qu’elle ne connaissait que depuis à peine une heure. Ame s’écarta d’elle, et tout en regardant Irroüs, prononça les paroles qu’elle redoutait :« Ecoute, je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais je pense que tu peux m'accompagner, à condition de ne pas me déranger dans mon travail. Si toi aussi tu désires m'accompagner Irroüs, ce sera avec le plus grand plaisir. »Un soupir de soulagement, venant d’elle en savait où, passa en son âme. Elle accompagnerait les deux hommes. C’était comme si c’était inscrit sur la trame de leurs destins. Les sentiments avaient légèrement varié, Swan le sentait dans l’air. Ame semblait assez ébranlé par son opération là-haut, et…Quand il regardait la lupine, ça lui faisait froid dans le dos. Moins sympathique qu’un iceberg au large du Groenland… Le demi-elfe quant à lui, la fixait avec une once de pitié dans le regard, et bien qu’elle détestât cela, elle n’en prit pas ombrage pour une fois, prenant cela pour du bon sentiment. Celui ci d’ailleurs répondit à son nouveau compagnon de route improvisé :« N'oublis pas Ame que j'ai une course à faire, si tu vois de quoi je veux parler, ce serait bien de revenir au territoire du peuple de l'eau, histoire de revoir Lane... »Lane ?! Qui pouvait bien donc être cette nouvelle inconnue à l’équation de leur rencontre ? La jeune femme se demanda alors si elle n’avait pas imaginé le petit regard charmeur d’Irroüs depuis le début. Lane…Ca ne pouvait être que quelqu’un d’extrêmement proche de lui… Genre sa petite amie par exemple. Mais qu’importait, elle devait les accompagner car… Quelque chose d’important devait arriver… Quelque chose qui changerait le destin de plusieurs personnes… Présentes ici ou non… La beauté animale essuya les quelques perles d’eau qui persistaient sur son visage de porcelaine. Elle bomba la poitrine, retrouvant un semblant de dignité, puis sa bouche s’ouvrit, et des sons se formèrent… Des sons qui avaient été préparés, qui étaient inévitables… La parole du destin même :« Ame, Irroüs, je me vois dans l’obligation de vous suivre. Je le dois je le sens. Jamais un but n’avait été aussi clair dans mon esprit. Je vous aiderai dans vos tâches respectives, si je le peux bien entendu… »Elle inclina imperceptiblement la tête, ressentant comme des ondes étrangères. Le sifflement. Il était revenu. Celui qui des mois plus tôt l’avait déchainée. Elle devait les escorter, si elle voulait découvrir son destin, il le fallait. Elle s’étira, faisant craqueler à certains endroits sa peau sèche. Dans son cou, le souvenir de Salomon la piquait. Quelle idée de mordre aussi fort… Il faudrait surveiller cette plaie, au cas où… « Si j’ai bien compris, nous allons nous diriger vers le royaume aquatique… Il y a maintenant assez longtemps, un ou deux ans je n’ai pas trop la notion du temps qui passe, j’ai connu la reine de ce royaume, Lilith… Je n’ai jamais su ce qu’elle était devenue. Ce fut l’une de mes seules amies…Mais passons, je suppose que nous te suivons Ame… »Swan avait prononcé son nom avec une certaine intensité dans la voix, peut être une protection involontaire pour lui montrer qu’elle n’avait pas peur de lui et de sa froideur. Il verrait bien qu’elle aussi pouvait se montrer distante… Ils verraient et comprendraient tous les deux l’ampleur de son pouvoir…[ Ame, je n'ai pas modifié ce que tu m'as demandé, on aura qu'à faire comme si XD Sinon, on peut quitter ce lieu quand vous voulez! Bisous j'vous aime <3 ]_________________ L'amour est le seul sentiment qu'aucun être n'éprouve envers moi.   |
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Feuille de personnage Race: Faeries Armes: Aucune. Pouvoirs: Vol, Respiration Aquatique, Soin, Averse.
 | Sujet: Re: Pathétique... Dim 3 Fév - 13:12 | |
| Ame avait emmené Swan dehors, loin de la taverne. Lorsqu'il avait dit qu'elle pouvait très bien l'accompagner, la jeune fille avait soupiré. De soulagement, apparemment. Mais pourquoi tenait-elle donc tant à suivre Ame ? Pourtant, le garçon ne s'était pas vraiment montré amical envers elle. Il avait même du lui paraître froid aux premiers abords. Mais d'un autre côté, son expérience dans la chambre numéro 13 avait été des plus traumatisantes.. Ame faisait ce qu'il pouvait pour ne rien laisser paraître, mais sa froideur n'était pas inexistante, il est vrai ( Cette phrase est complètement pourrie ). Irroüs regardait Swan avec pitié, et elle sembla s'en accomoder. Le demi-elfe prit ensuite la parole. Il rappella à Ame qu'ils avaient laissé Lane auprès d'Elwen. La jeune fille devait déjà être en sûreté auprès des elfes. Lorsque Irroüs avait dit ça, Ame avait senti comme un frisson chez Swan. Comme si entendre un nom féminin eut été une révélation. Qu'espérait-elle ? Qu'Irroüs tombe amoureux d'elle ? C'était peine perdue.. Swan essuya quelques larmes qui persistaient sur ses joues. Elle déclara vouloir suivre les deux jeunes hommes. Elle parlait comme si elle avait eu une vision divine, comme si elle savait qu'elle devait les suivre parce-qu'un quelconque messie lui en avait donné le devoir. Swan inclina la tête et s'étira. Elle récapitula la scène. Puis elle commença à raconter qu'elle avait rencontré la reine du royaume aquatique. Lilith.. Ame avait déjà eu affaire à elle par le passé. Il n'éprouvait pas vraiment de sympatie envers elle, si ce n'est qu'elle était de la même race que lui. Mais il n'avait pas non plus de rancoeur à son égard. Il lui était plutôt indifférent, et ce sentiment était réciproque. Lorsqu'elle demandait à Ame de se rendre quelque-part afin de soigner un quelconque blessé, il y allait, plus par compassion que pas discipline. Enfin, Ame ne releva même pas et écouta Swan qui continuait de parler. Sa dernière phrase fut prononcé avec un mépris incroyable. Surtout lorsque le Faeris l'entendit prononcer son nom, il comprit qu'elle désirait lui prouver qu'elle n'avait pas peur de lui. Ame s'en voulait d'avoir été aussi froid avec la jeune fille qui paraissait pourtant complètement déprimée. Mais c'était dans sa nature d'être prudent. Il ne faisait pas confiance aux étrangers, et sans savoir pourquoi, cette jeune femme ne lui inspirait pas grand-chose de positif.. La jeune fille devait aussi aisément comprendre que l'expérience d'Ame avait été frustrante. Enfin de toute façon, on ne peut changer le passé. Il fallait maintenant faire marche avant et se rendre comme le suggèra Ame au village aux bulles. Là, il espérait retrouver son amie, sa soeur, Izilbêth. Il était quasiment sûr de la trouver là. Elle y avait passé une très grande partie de son enfance, et ça aurait été étonnant qu'elle n'y soit pas à nouveau. Il fallait donc quitter ce illage lugubre et repartir en direction du dragon. Quand quelques heures, Ame serait à nouveau chez lui, sous l'eau, dans sa « bulle » sous-marine. Il commencait à préparer la traversée aquatique. Il devrait sûrement préparer une potion de respiration aquatique pour les deux jeunes gens. « Eh bien, je crois qu'il était temps d'aller retrouver notre grand ami.. Après toi Irroüs. Swan.. »Ame tendait les mains vers le chemin qui menait au dragon. Il fit signe à Irroüs de passer devant et, par politesse, laissa passer Swan. Il fallait qu'il se rattrape après tout. Quitter le village sembla moins long que lorsqu'ils étaient arrivés. Ame ne regrettait pas de laisser ces batîsses en ruines et cet ombrage incessant. Personne n'interrompa leur marche, pas même un bruit ni une légère brise. A croire que même la nature s'arrêta de vivre ici. Les arbres pourrissant sur la route paraissaient encore plus morts que lors de leur arrivée. C'était désespérant de voir ces étendues de moisissure de chaque côté de la route. L'homme qui avait croisé leur chemin à l'arrivée ne se manifesta plus, mes Ame remarqua des traces de pas plutôt espacées sur le sol, signe qu'il y avait eu ici une poursuite. Enfin, la silhouette du dragon se manifesta. Swan eut un hoquet de surprise en voyant l'énorme bête se relever et grogner. L'arrivée de son maître ne l'avait apparemment pas surpris. Peut-être pouvaient-ils communiquer.. [==> Le village aux bulles ] _________________ "Il y a des maladies que même toi, tu ne peux guérir.." |
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