Assis dans la main de sa gentille maîtresse, Elnior commença à se calmer. Les larmes qui coulaient abondamment quelques minutes plus tôt se firent de plus en plus rare jusqu’à ce qu’une ultime dernière larme se forma au coin de l’œil droit d’Elnior et commença sa rapide descente vers le sol, glissant tranquillement sur la joue du génie, encore légèrement humide après le passage des autres larmes, avant de quitter la dite joue pour finalement atterrir sur l’un des rares endroits encore secs de la veste du génie.
Tête baissé, Elnior se leva tranquillement et s’approcha du bord de la main de sa maîtresse regarda au loin, vers l’horizon, vers cette ligne bleu, cette séparation brillante entre la mer et le ciel. Il la voyait enfin, elle était devant lui, cette mer dont il avait souvent rêvé. Cette immensité bleue sans limite s’étendant à perte de vue, il l’avait enfin devant ses yeux mais sa tristesse encore présente ne lui faisait voir dans cette immensité bleue qu’un océan de larme, la réserve visible de toutes les larmes versé. Il lui fallait remplacer cette tristesse par de la joie et il n’y avait pas de joie comparable à celle de voler, pour le génie en tout cas.
Levant les bras et relevant la tête Elnior sauta de la main de sa maîtresse et se retrouva en chute libre, frôlant les écailles du dragons, Elnior replia les bras et accentua la vitesse de la chute. Des étincelles jaillirent alors du sommet de son crâne puis se fut un feu ardant qui embrasa complètement le corps du petit génie qui étendit subitement deux ailes de flammes qui stoppèrent net sa chute et le ramena au niveau du l’œil gauche du dragon. Œil gauche qui vit une forme d’abord indistinct puis de plus en plus distincte se former au cœur du brasier pour finalement devenir un petit dragon de flamme qui passa au dessus de la tête de Rémat pour rejoindre Vanyalie. Petit à petit les flammes s’éteignirent laissant au deux spectateurs tout le loisir de voir un petit dragon aux écailles du même rouge sombre que les cheveux d’Elnior et aux yeux couleur d’or.
Le petit dragon roula sur lui-même, poussa un rugissement et alla se poser sur l’épaule de Vanyalie, prenant grand soin de ne pas la blesser avec ses griffes et lui murmura au creux de l’oreille de la même voix que celle du génie un petit merci avant de quitter l’épaule de sa maîtresse pour faire quelques acrobatie dans les airs.
[Ca fait un long moment que j'avais pas posté, désolé]